Peut-on attraper le coronavirus en se baignant ?

Tandis que les Français vont pouvoir partir en vacances et que les piscines vont pouvoir rouvrir, la question se pose des risques de transmission dans l’eau de la piscine ou de la mer. Un bon bain en public est-il un risque d’attraper le coronavirus ?

Avec le retour des beaux jours, quoi de plus agréable que de piquer une tête, que ce soit dans la mer ou une piscine. Mais la pandémie actuelle du coronavirus a changé la donne et peut en rendre plus d’un frileux à l’idée de faire trempette au milieu d’une eau transportant potentiellement un virus mortel. Rassurez-vous cependant, l’eau contagieuse est plus du domaine de la science-fiction et on vous explique pourquoi.

Le chlore des piscines élimine tout risque direct de contamination

Pour le cas des piscines, qu’elles soient municipales ou privées, elles sont en général traitées au chlore, un puissant désinfectant. Cette substance permet d’éliminer la plupart des micro-organismes vivant dans l’eau, dont les bactéries et les virus. Le coronavirus ne fait pas exception à la règle. Le 24 avril dernier, le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) a ainsi indiqué que « l’eau des piscines ne semble pas un lieu propice pour la survie et le développement des virus ».

La mer : une étendue trop vaste pour y découvrir une concentration importante de coronavirus

Pour ce qui est de la mer, la sérénité est également de mise. La vaste étendue d’eau couplée à la faible densité humaine empêche toute densité suffisante de coronavirus pour que cela devienne une zone à risque. L’Institu français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer) a malgré tout réalisé des analyses d’échantillons d’eau de mer sur les trois façades maritimes françaises et n’y a trouvé aucune trace de COVID-19.

Si cela ne suffisait pas à vous convaincre, il y a un aussi le facteur des ultra-violets du soleil. Le coronavirus ne résiste pas très longtemps en présence d’UV. La mer étant mitraillée à longueur de journée par le soleil, en particulier l’été, elle est de fait désinfectée assez vite, même si des baigneurs atteints de la maladie viennent s’y aventurer.

Pour autant, dans le cas des petits bassins ou des lacs, la question pourrait véritablement se poser. Si aucune étude ne vient pour le moment trancher, le Conseil supérieur de recherche scientifique espagnol (CSIC) met toutefois en garde face aux risques de baignade dans ces zones plus étroites.

Le vrai risque : celui de la promiscuité

Au final, l’eau en elle-même ne présente pas un grand risque. Mais à la mer comme à la piscine, ce sont bien la distanciation sociale et les gestes barrières qui permettront d’éviter les contaminations. Car en nageant, on a encore plus tendance à souffler par la bouche et à projeter des gouttelettes. Il s’agit donc de rester à distance suffisante de son prochain pour éviter les risques de transmission. En particulier, comme pour la pratique du jogging, il convient de ne pas rester juste derrière un nageur pour éviter de récupérer ses potentielles projections dans l’air.

A la mer, le problème ne devrait pas se poser outre mesure, sauf sur la plage, bien sûr. Les piscines, en particulier les piscines municipales, sont en revanche plus impactées et vont devoir prendre un certain nombre de mesures sanitaires pour rouvrir le 2 juin. Le gouvernement a ainsi publié un guide des recommandations pour la réouverture des centres sportifs. Fermeture des vestiaires collectifs, un casier sur deux condamné, idem pour les douches, etc.

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