Patrick Devedjian est mort des suites du coronavirus

Président du Conseil départemental des Hauts-de-Seine (92), Patrick Devedjian, 75 ans, est décédé dans la nuit de samedi 28 à dimanche 29 mars, suite aux complications du coronavirus COVID-19.

Le coronavirus frappe tout le monde, sans distinction. Si plusieurs figures publiques ont été testées positives au coronavirus, Patrick Devedjian est la première victime politique de haut rang sur le plan mondial. Un décès d’autant plus surprenant que seulement deux jours avant le moment fatidique, l’ancien ministre de Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy twittait qu’il allait mieux, saluant au passage le travail du personnel soignant.

Cinquante ans d’engagement politique

D’abord militant d’extrême droite, un choix qu’il aura dit regretter plus tard, Patrick Devedjian rejoint les rangs gaullistes en 1971. Puis il participe à la fondation du RPR en 1976. Élu maire d’Antony (92) en 1983, il devient également député des Hauts de Seine (92) en 1986. Soutien d’Edouard Balladur lors de l’élection présidentielle de 1995, il souffre de sa défaite au premier tour.

Proche de Nicolas Sarkozy, il revient aux affaires en 2002, suite à l’élection à la présidence de la République de Jacques Chirac. Il devient alors Ministre délégué aux libertés locales, puis Ministre délégué pour l’Industrie de 2004 à 2005. Il revient brièvement au gouvernement de 2008 à 2010 comme Ministre chargé de la mise en oeuvre du plan de relance. Élu par la suite Président du Conseil général des Hauts-de-Seine en 2007, il occupait cette position encore jusqu’à aujourd’hui.

Hommage unanime de la classe politique

A droite comme à gauche, les hommages se sont succédé pour saluer l’engagement de Patrick Devedjian. En premier lieu, Nicolas Sarkozy, dont l’ancien Maire d’Antony a été le fidèle lieutenant pendant dix ans.

Autre ancien Président de la République, François Hollande, opposant politique, a lui aussi salué Patrick Devedjian, en relation à sa lutte contre le coronavirus.

Dans sa famille politique, François Fillon a rappelé, quant à lui, qu’il ne pourrait pas avoir de dernier hommage lors des funérailles, en raison des restrictions liées au confinement.

La Nouvelle Arménie pleure, pour sa part, un fervent défenseur de la cause du pays, lui qui était originaire de la patrie de Charles Aznavour.

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