L’Espagne subit la foudre du coronavirus

Avec désormais plus de 10 000 cas constatés et 500 morts, l’Espagne est au cœur de l’épidémie de coronavirus COVID-19.

La croissance de l’épidémie est exponentielle chez nos voisins ibériques. En quatre petits jours, le nombre de cas constatés a triplé, passant d’un peu plus de 3 000 à plus de 9 000 le 16 mars. Pour le cinquième jour consécutif, le nombre de cas constatés dépasse le millier avec 1 467 nouveaux malades en ce 17 mars. Pire, le nombre de décès bondit, avec 167 nouvelles victimes aujourd’hui. Il n’y a qu’en Italie où le bilan est plus dramatique.

L’état d’urgence face au coronavirus

Sentant la situation leur échapper, les pouvoirs publics ont durci le ton et décrété l’état d’urgence. Ils ont ordonné un confinement total samedi 14 mars, pour une durée minimale de 15 jours. A l’image des mesures prises en Italie, il n’est désormais plus possible de se déplacer librement en Espagne. Seuls les commerces d’alimentation, les pharmacies, les kiosques à journaux et les coiffeurs peuvent rester ouverts. La police et des drones circulent dans les rues pour rappeler la nouvelle législation et les contrevenants font face à des amendes d’au moins 100 euros.

A Madrid, pour la seule journée de dimanche, 200 PV ont été distribués. La capitale espagnole est la région la plus durement touchée par le coronavirus, avec 43% des cas. La bonne nouvelle est que c’est aussi là-bas où il y a eu le plus de personnes guéries (19% des cas).

Mais le risque d’embrasement existe. Car les Espagnols ne pouvant faire de télétravail, ont continué à emprunter les transports publics, réduits, eux, de moitié. Résultat, des foules entières coincées dans les gares dès lundi 16 mars, sans respect des distances de sécurité.

Le manque de prise de conscience d’une partie de la population risque de faire perdurer l’épidémie de coronavirus en Espagne.

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