Les maires durcissent le ton face à l’indiscipline des habitants

Alors que le confinement total a été demandé dès mardi 17 mars, toute la semaine, les maires ont pu observer un certain non-respect des règles établies. Un peu partout en France, ils ont décidé de monter au front.

Parcs bondés, plages pleines de « vacanciers », marchés surpeuplés… Malgré les règles de confinement dictées par Emmanuel Macron lundi soir, force est de constater que bon nombre de Français ont décidé que cela ne s’appliquait pas à eux. Il faut dire qu’un flou important persistait après cette première annonce, notamment sur le point « faire un peu d’exercice physique ». Tous ceux qui souhaitaient sortir sans raison valable se sont inventés champions de marathon ou marcheurs professionnels. Le Ministère des Sports a, depuis, rectifié le tir en précisant l’activité physique dont il était question. Résultat : un confinement un peu plus respecté, mais encore des promeneurs vagabonds et des lieux prisés animés.

Les marchés, la grande énigme du confinement

Face à cette indiscipline prégnante, certains maires ont décidé de durcir le ton. Christian Estrosi, le Maire de Nice, a ainsi décidé de fermer la plage, la Promenade des Anglais, les marchés. Il a également demandé l’instauration d’un couvre-feu de 23h à 5h, qui s’appliquera à tous, sauf personnels nécessaires (taxis, professionnels de la santé …). Onze autres villes ont décidé d’instituer un couvre-feu. Ailleurs aussi, certains marchés ont fermé face aux menaces de propagation du virus. C’est le cas à Sallanches, Noirmoutier, Rodez ou encore Amboise. Mais à Paris et dans d’autres grandes villes, ils restent ouverts, contre toute logique.

Du côté de Saint-Denis (93), nombre d’habitants se retrouvent encore dehors, faisant fi du confinement exigé. 10% des amendes distribuées dans le pays mercredi l’ont été en Seine-Saint-Denis. Dans une vidéo, le Maire Laurent Russier, exhorte ses concitoyens à rester chez eux et à respecter les gestes barrières.

Les maires des petites communes en mode pédagogie

Dans les petites communes, les maires sont en première ligne pour faire respecter le confinement. Parcourant les rues à la rencontre des passants, ils tentent de faire passer le message avec pédagogie. Mais cela ne fonctionne pas toujours. « Mais il faudra aussi en passer par la verbalisation pour les irréductibles qui refusent de se soumettre au confinement« , explique néanmoins Béatrice Bulou, Maire de Mundolsheim (Bas-Rhin). Des petites communes pas forcément suffisamment armées en matière de forces de l’ordre.

Écrire un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *