Les facteurs aggravants du coronavirus

L’obésité, la cigarette, l’asthme… On en sait chaque jour un peu plus sur les facteurs favorisant la sévérité du coronavirus COVID-19 dans l’organisme. Tour d’horizon.

Le corpus scientifique ne cesse de le répéter : dans 80% des cas, le coronavirus COVID-19 est inoffensif. Du moins, il n’est pas plus violent qu’une vulgaire grippe. Le problème vient donc de la forme sévère du virus, qui attaque les poumons, touche environ 20% des personnes infectées en en tue 4%.

Une étude de février 2020 réalisée sur 1 099 patients atteints du coronavirus donne des indices sur les facteurs aggravants de la maladie. Certains sont liés à l’état de santé initial de la personne. L’hypertension est présente chez presque 24% des patients souffrant de symptômes graves. Le diabète touche 16% des malades les plus préoccupants. On s’aperçoit que les maladies cardiovasculaires, les problèmes respiratoires chroniques comme l’asthme, ou le cancer favorisent la dangerosité du virus. Le taux de mortalité bondit ainsi à 10% chez les malades du cœur atteints par le COVID-19.

Attention aux personnes âgées

Par ailleurs, les statistiques sur les victimes du coronavirus montrent une énorme différence en fonction de l’âge du patient. Ainsi, on ne dénombre aucune victime du coronavirus chez les enfants de moins de 10 ans. À l’opposé, 14,8% des malades de plus de 80 ans décèdent, un chiffre donc bien au-dessus du taux de mortalité moyen. On constate ainsi que les chiffres s’affolent dès que les patients dépassent 60 ans. Il est donc indispensable de protéger les seniors.

Le tabac et l’obésité augmentent les risques

Outre leur état de santé général et leur âge, le comportement des individus influe également sur la sévérité du coronavirus. On savait déjà que fumer n’était pas bon pour les poumons. Mais face au COVID-19, cela n’aide pas non plus. 17% des cas sévères ont ainsi déclaré consommer du tabac. L’obésité constitue également un facteur à risque, comme l’a rappelé le Professeur Druais : « parmi les jeunes, on a noté qu’il y avait des facteurs qui étaient péjoratifs sur les sujets qui ont, par exemple, à gérer une obésité.« 

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