Le tournoi de Roland-Garros reporté en septembre

La Fédération Française de Tennis (FFT) a décidé de reporter à septembre le tournoi de Roland-Garros. Initialement prévu fin mai, il subit les conséquences de l’épidémie de coronavirus COVID-19.

Le maintenir était difficilement tenable. En pleine crise sanitaire dont l’issue est incertaine, disputer un tournoi de tennis, faire venir des milliers de spectateurs devenait compliqué. La FFT a donc décidé un report de quatre mois. Roland-Garros se jouera du 20 septembre au 4 octobre 2020. Depuis sa création en 1891, le tournoi du Grand Chelem sur terre battue n’a été annulé qu’à cause des deux guerres mondiales. « Supprimer Roland-Garros du calendrier était inconcevable », a ainsi précisé Bernard Giudicelli, le Président de la FFT. En basculant fin septembre, le tournoi majeur sur terre battue deviendra quatrième dans l’ordre des Grands Chelems de la saison, passant après Wimbledon et l’US Open. Encore faudra-t-il que ces derniers se maintiennent…

Ce report est aussi la conséquence logique des retards pris sur le travaux du court Central, à cause du confinement. « Suite aux déclarations du Président et du Premier ministre, la phase de préparation du tournoi était devenue très compromise. Les entreprises qui finalisent les travaux du stade sont impactées et nos équipes à la fédération étaient soumises au confinement. Il n’était pas envisageable de nuire à la santé de nos collaborateurs et de nos prestataires. Le seul scénario viable et réalisable, c’était de reporter le tournoi en septembre. », a expliqué Bernard Giudicelli.

Le tennis à l’arrêt

Pour les sportifs eux-mêmes, il était difficile de préparer l’un des tournois les importants de l’année. Eux-mêmes confinés, ils ne peuvent plus s’entraîner. Les tournois de préparation sont eux aussi annulés les uns après les autres. Cela a commencé par Indian Wells. Cela s’est poursuivi par Miami, puis par une suspension complète du circuit ATP pendant six semaines, jusqu’au 27 avril a minima. Du côté de la WTA, le circuit féminin, l’arrêt a été prononcé jusqu’au 20 avril minimum.

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