Le coronavirus va-t-il disparaître avec les beaux jours et la chaleur ?

Beaucoup de gens identifient le coronavirus COVID-19 à la grippe saisonnière. Celle qui arrive en automne-hiver et qui disparaît au printemps avec le retour du soleil. Qu’en est-il donc de la pandémie actuelle ? Le coronavirus disparaît-il avec la chaleur et le beau temps ?

La pandémie est mondiale. Aucun pays n’est épargné, aucune zone, mise à part l’Antarctique, n’est vide de malades. Tout laisse donc à penser que le climat influe peu sur le coronavirus et sa contagiosité. Contrairement à la grippe saisonnière, le COVID-19 semble résister aux températures élevées, à l’humidité ou la sécheresse.

Si on se penche dans le détail sur les statistiques, on s’aperçoit que les pays chauds sont moins touchés à l’heure actuelle. L’Inde et son milliard d’habitants n’a révélé que 300 cas de coronavirus jusqu’à présent. Le Mexique n’a eu que 200 cas, comme la Colombie. Seulement une centaine de cas au Maroc, au Vietnam, une cinquantaine au Sénégal et au Cameroun, une vingtaine au Nigeria ou au Congo.

Difficile pour autant de déduire quoi que ce soit de ces statistiques, car l’épidémie n’en est pas au même stade dans chacun de ces pays. De nombreux pays africains ont par exemple connu leur premier malade cette semaine. La situation en Malaisie, où c’est la saison des pluies et où il fait en moyenne 30°C, s’oppose plutôt à la théorie de la similitude avec la grippe saisonnière. Car si l’épidémie de COVID-19 y était discrète jusqu’à début mars, le nombre de malades explose et dépasse le millier depuis le 20 mars.

Les scientifiques réservés sur l’effet de la chaleur sur le coronavirus

Le son de cloche est le même du côté des sciences. Donald Trump a eu beau annoncer une accalmie à l’arrivée des beaux jours, il n’est pas suivi par son corps scientifique et médical. Personne ne se prononce aujourd’hui, ni d’un côté, ni de l’autre.

Historiquement, un ancien coronavirus, l’épidémie de SRAS en 2003, n’avait pas disparu à cause de la chaleur ou du climat. D’après Marc Lipsitch, infectiologue à la Harvard School of Public Health, « le SRAS n’est pas mort de causes naturelles, mais grâce aux interventions extrêmement intenses menées« . A savoir l’isolation des malades et la mise en quarantaine des personnes en contact.

La lumière du soleil aurait un effet dévastateur sur le coronavirus

[Mise à jour du 25/04] Une étude américaine semble désormais montrer que le COVID-19 ne résiste pas longtemps en présence d’ultraviolets, la lumière du soleil. D’après l’étude, quand le virus est suspendu dans l’air, en présence de la lumière du soleil, sa capacité à nuire serait divisée par deux au bout d’une minute et demie au lieu d’une heure. Des résultats jugés malgré tout insuffisants pour estimer que l’été à lui seul permettrait d’éradiquer le coronavirus.

Écrire un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *