L’anakinra, un nouvel espoir de traitement contre le coronavirus

Deux études révèlent que l’anakinra, médicament habituellement destiné à soigner les maladies rhumatismales, a montré des résultats encourageants pour soigner les formes graves de coronavirus.

Hydroxychloroquine, remdesivir, tocilizumab, azithromycine… Les noms barbares se succèdent, et pourtant aucun remède miracle ne point pour le moment le bout de son nez pour soigner le coronavirus. Et si c’était le cas avec l’anakinra ? Deux études, l’une française, l’autre italienne, se montrent ainsi encourageantes sur l’efficacité de cette molécule.

L’anakinra, qu’est-ce que c’est ?

Ce médicament est bien connu des médecines. L’anakinra est utilisé pour soigner les maladies rhumatismales, comme l’arthrose ou la polyarthrite rhumatoïde. C’est un point commun avec le tocilizumab, précédemment testé également. Comme ce dernier, l’anakinra va agir contre « l’orage cytokinique », ce phénomène de défense immunitaire provoquant la détresse respiratoire chez les patients gravement atteints par le COVID-19. En s’attaquant à la production de cytokines, le médicament va ainsi permettre au patient de retrouver son souffle.

Des résultats encourageants

L’étude réalisée au sein du Groupe Hospitalier Paris Saint-Joseph, a observé 96 patients atteints du COVID-19 entre le 24 mars et le 6 avril. Dans cette population, 52 ont été traités avec le médicament testé, et 44 non. Au final, un quart des patients ayant pris l’anakinra ont fini en réanimation ou sont décédés, contre 73% pour le groupe témoin. Chez les malades traités, la molécule a notamment permis d’améliorer rapidement, au bout de sept jours de traitement, leur capacité respiratoire.

« Ces données nous ont permis d’émettre l’hypothèse que l’anakinra pourrait représenter un traitement efficace contre les formes sévères de COVID-19 », concluent les auteurs de l’étude. Des médecins italiens sont arrivés à la même conclusion quelques jours plus tôt. Mais ces études présentent des défauts. Des recherches supplémentaires sont donc nécessaires pour confirmer l’efficacité de cette molécule.

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