La pollution pourrait véhiculer le coronavirus

Selon une étude italienne parue le 24 avril, des traces de coronavirus ont été retrouvées fixées à des particules fines liées à la pollution de l’air. Reste à déterminer si ce virus est capable de contaminer des êtres humains.

Cela expliquerait beaucoup de choses. Notamment le fait que les zones les plus touchées par le coronavirus sont celles qui présentent une grande densité de population et de pollution (la Lombardie, l’Île-de-France, New York…). Une étude italienne, publiée le 24 avril par le quotidien britannique The Guardian, montre que le coronavirus a été retrouvé dans des particules d’air pollué. Quelques jours après avoir trouvé des traces de COVID-19 dans l’eau de Paris, ces résultats interpellent. Et si le coronavirus se propageait également dans l’air pollué ?

Présence confirmée du coronavirus dans l’air pollué

Dans leur approche, les scientifiques italiens qui ont mené l’étude ont collecté des échantillons d’air pollué dans la région de Bergame, en Lombardie, particulièrement touchée par la pandémie. Ils y ont trouvé dans plusieurs échantillons un gêne particulier au COVID-19, démontrant la présence de la maladie dans ces extractions. Un laboratoire indépendant a par la suite réalisé des tests à l’aveugle, confirmant les premiers résultats.

La pollution comme vecteur de contamination par le coronavirus : rien de moins sûr

Si le COVID-19 est bien présent dans l’air pollué, rien ne dit pour autant qu’il est dangereux pour l’être humain sous cette forme. Est-il encore vivant ? Peut-il contaminer quelqu’un qui inhalerait cet air pollué ? Des questions qui restent aujourd’hui sans réponse. L’équipe responsable de cette étude va poursuivre sa recherche pour déterminer si l’air pollué peut réellement contribuer à propager le coronavirus.

La pollution comme facteur aggravant du coronavirus ?

Une autre étude, allemande, cette fois, publiée encore par The Guardian suggère quant à elle que 80% des décès dus au COVID-19 ont eu lieu dans des zones polluées. Mais la cause est peut-être plus indirecte qu’autre chose. On sait depuis longtemps que la pollution aux particules fines, en particulier le diesel, fragilisent le système respiratoire des populations qui la subissent.

« Les résultats indiquent que l’exposition longue à ces polluants peut être une des causes les plus importantes de décès dus au COVID-19″, annonce Yaron Ogen, de l’Université Martin Luther à Halle-Wittenberg en Allemagne, instigateur de l’étude. « Empoisonner notre environnement signifie empoisonner notre propre corps. Et quand celui-ci subit des difficultés respiratoires chroniques, ses capacités à se défendre des infections sont limitées », précise-t-il.

Écrire un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *