La crainte d’une deuxième vague de coronavirus s’affirme

Alors que le virus continue de s’effacer en France, la communauté scientifique s’alarme et craint le retour du coronavirus à l’automne.

C’était la première crainte du gouvernement français au moment d’annoncer le déconfinement. La fameuse deuxième vague de coronavirus. Elle forcerait le pays à se reconfiner, au moins partiellement, à l’image de ce que l’on voit un peu partout dans le monde. Dans une note publiée par le Conseil Scientifique lundi 22 juin, les membres disent craindre l’arrivée de cette deuxième vague de coronavirus en France à l’approche de l’hiver. « Une intensification de la circulation du Sars-CoV-2 dans l’hémisphère nord à une échéance plus ou moins lointaine (quelques mois, et notamment à l’approche de l’hiver) est extrêmement probable », écrivent-ils.

Une circulation du coronavirus encore très importante dans le monde

Parmi les critères jugés importants par le Conseil Scientifique, l’absence d’immunité collective. En France, elle n’est estimée qu’à 5% alors qu’il en faudrait 70% pour qu’elle soit effective. Cette immunité, jugée « très insuffisante », ne permet pas de protéger la population face à une deuxième vague.

Autre critère : la circulation du virus dans le monde. Force est de constater que le coronavirus n’est pas mort, loin de là. Son taux d’infection est encore très élevé, dans des pays comme les États-Unis ou le Brésil, et le nombre de personnes infectées quotidiennement dans le monde tourne autour des 150 000. La COVID-19 a touché jusqu’à aujourd’hui plus de 9 millions de personnes dans le monde. L’hémisphère sud, qui aborde sa période hivernale, pourrait ainsi permettre de péréniser la circulation du virus, d’après les scientifiques.

L’espoir de l’erreur de prédiction

Le Conseil Scientifique souhaite ainsi prévenir le gouvernement et la population, de manière à ce que tout le monde se prépare et prenne les devants. L’objectif est clairement d’éviter les hésitations et erreurs liées à la première vague. Surtout que certains estiment que la deuxième pourrait être encore plus virulente. Pour autant, le doute subsiste, à l’image du Président du Conseil, Jean-François Delfraissy : « Nous espérons nous tromper. Mais notre rôle est de mettre sur la table, auprès des décideurs politiques, ce qui pourrait éventuellement se passer […] Notre message, notre principal retour d’expérience, c’est la préparation pour lutter contre l’impréparation. »

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