J’ai testé pour vous : le déconfinement à Paris

Depuis le 11 mai, nous sommes libres de circuler dans toute la France, dans un périmètre de 100 km autour de chez nous. Ça tombe bien, Paris se situe à moins de 100 km de mon domicile. L’occasion de faire un petit tour dans les rues et parcs de la capitale.

C’était le premier weekend post déconfinement à Paris. Le temps était radieux et la chaleur de retour. L’occasion idéale de faire une petite balade sportive au gré de mes envies. Je ne m’imaginais pas être le seul à avoir cette bonne idée. Mais compte tenu du contexte de crise sanitaire, je m’attendais à voir les gens, ou du moins, les différents foyers, à distance les uns des autres. Le respect des gestes barrières, la distanciation sociale sont encore le meilleur moyen d’éviter une deuxième vague épidémique de coronavirus. La frilosité de remettre les enfants à l’école du côté des pouvoirs publics, mais aussi des parents me faisait penser que les Français étaient conscients des dangers du COVID-19. Même plus qu’il n’en faut, puisque il a été démontré que les moins de 10 ans ne prenaient pas de grands risques face au virus.

Des rues bondées

A Paris plus qu’ailleurs, les habitants sont bien informés, le smartphone collé à la main. Ils savent donc que les masques sont plus que recommandés lorsqu’on rentre dans une boutique. Qui plus est quand la distance d’un mètre entre deux personnes ne peut pas être respectée. Certaines langues sarcastiques diront qu’ils les ont déjà jeté dans le caniveau, ce nouveau phénomène en vogue qui consiste à se débarrasser de sa protection faciale par terre plutôt que dans une poubelle. De mon côté en tout cas, je n’ai pas constaté de mes yeux ce type de déchet sur le sol. Peut-être avait-je trop les yeux rivés sur ce qui se passait à hauteur d’œil ?

Car oui, les Parisiens étaient bien de sortie en ce premier weekend post confinement. En masse. Les rues piétonnes avaient retrouvé leur grouillement d’antan, à l’époque où les virus mortels n’étaient que dans les films. Les commerces de proximité, longtemps restés fermés durant le confinement, étaient heureux de retrouver des clients. Et réciproquement. Peut-être au point d’oublier de respecter la distanciation sociale dans les files d’attente. Visiblement, la prise de conscience du danger du coronavirus était à géométrie variable. On ne remet pas les enfants à l’école, mais par contre, on sort, on va dans les magasins, sans masque, sans garder la distanciation sociale. Au mépris des règles et du bon sens.

Le Bois de Boulogne, refuge vert des Parisiens

Ce manque de responsabilité me mettait hors de moi. Je préférais m’éloigner de la vie civilisée pour rejoindre un cadre plus vert : le Bois de Boulogne. Avec la fermeture prolongée des parcs et jardins, zone rouge oblige, le Bois de Boulogne, à l’Ouest, et le Bois de Vincennes, à l’Est, demeurent les deux seuls lieux vers de Paris vers lesquels se tourner. Je m’attendais à croiser des cyclistes, des runners, des familles en balade. Oui, il y avait tout cela.

familles en balade, runners. Le déconfinement au Bois de Boulogne

Mais la surprise venait de voir tous ces groupes de jeunes, parfois bien plus nombreux que les règles du déconfinement ne l’autorisent. En effet, pour le moment, il n’est pas permis de se réunir à plus de dix. Et dans ce cas, il convient de se tenir à distance. Toujours la même règle de prudence.

groupes d'amis au Bois de Boulogne pour ce weekend post déconfinement

Un peu plus loin, du côté du lac de Neuilly, les jeunes s’entassaient également sur les pelouses. Parfois avec un masque… sous le menton. Si cette génération des 20-30 ans ne risque pas de mourir du COVID-19, elle peut néanmoins en être le vecteur et le transmettre à des parents plus âgés ou à des personnes croisées au hasard. Aujourd’hui, l’insouciance a pris le pas sur la prise de responsabilité. Souhaitons que ce relâchement ne nous coûte pas un reconfinement forcé dans quelques semaines…

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