Garde-t-on des séquelles du coronavirus ?

Le coronavirus COVID-19 attaque, sous sa forme la plus sévère, les poumons, jusqu’à les encombrer de manière très importante. Une fois guéri, récupère-t-on l’intégralité de ses capacités respiratoires ?

Le COVID-19 touche le monde de manière inégale. En effet, 80% des personnes infectées ont des symptômes bénins, ne présentant aucune complication. Ceux-ci, fort logiquement, n’auront aucune séquelle du coronavirus, même s’il est encore trop tôt pour l’affirmer à 100%. La question se pose donc pour les autres, le plus souvent touchés par une pneumopathie aiguë. Toux sèche et fréquente, difficultés respiratoires, essoufflement… Les poumons sont en général durement touchés par le COVID-19.

20 à 30% de fonctions pulmonaires en moins

Une étude provenant de Hong-Kong a déterminé les séquelles pour l’organisme du coronavirus à partir d’observations des premiers patients sortis de l’hôpital. Sur les 12 cas observés, un quart présente une baisse des fonctions pulmonaires de l’ordre de 20 à 30%. En conséquence, ils ont le souffle court plus rapidement après une bonne marche. Par ailleurs, les trois quarts des patients ont les poumons endommagés. S’il est possible de récupérer une partie de ses fonctions pulmonaires grâce à des exercices spécifiques, il est encore trop tôt pour déterminer si les anciens malades auront des séquelles à plus long terme.

Des dommages collatéraux liés à la réanimation

Pour les cas les plus graves, étant passés par l’intubation ou la réanimation, le corps entier aura souffert. Ainsi, pour Yann Béchut, directeur de l’hôpital de Cesson-Sévigné, interrogé par Ouest France, « on sait que le coronavirus va favoriser les troubles de la coagulation ». « On peut avoir aussi des insuffisances rénales aiguës, car les reins ont été modérément oxygénés durant la mise en réanimation. Le patient va alors récupérer lentement, avec nécessité de dialyse pour certains », ajoute-t-il.

Pour les réanimations longues, on peut assister également à une perte musculaire importante, rendant la récupération difficile. La convalescence passe alors par de la rééducation, qui peut durer plusieurs semaines à quelques mois.

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