En cas de sympômes, évitez les anti-inflammatoires

Advil, Ibuprofène, aspirine… Les anti-inflammatoires seraient en première ligne pour affaiblir vos défenses face au coronavirus et lui permettre ainsi de vous attaquer plus sévèrement.

Le tweet du Ministre de la Santé, Olivier Véran, également médecin neurologue, a été massivement relayé. Les anti-inflammatoires sont pointés du doigt : ils doivent être évités en cas de fièvre ou symptômes de coronavirus. Le paracétamol, qui fait baisser la fièvre et atténue les douleurs, doit être privilégié. Mais sa prise ne doit pas dépasser 3 grammes par jour sous peine de graves complications.

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), comme l’ibuprofène, ou la cortisone, sont eux connus pour affaiblir les défenses immunitaires en cas d’infections. Ils ne sont d’ailleurs plus en vente libre depuis le 15 janvier 2020. Olivier Véran a justifié sa position en rapportant l’avis de plusieurs médecins, qui auraient détecté des formes plus sévères du coronavirus chez des jeunes patients qui auraient pris de l’ibuprofène. Le Ministre de la Santé précise également que les patients sous traitement d’anti-inflammatoires ne doivent en aucun cas l’arrêter. « Le risque de complications en cas d’arrêt de ces traitements est supérieur au risque lié au coronavirus », a-t-il indiqué.

Le son de cloche est différent à l’étranger

Il semblerait cependant que l’information donnée par Olivier Véran ne soit pour l’instant pas reprise partout dans le reste du monde. Aux Etats-Unis, par exemple, un médecin de Cleveland a déclaré qu’il aurait besoin de plus d’informations pour confirmer cette affirmation venue de France. En Irlande, l’Institut contre les maladies infectieuses (IDS) va même plus loin en s’opposant à la préconisation du Ministre de la Santé français, la désignant comme « fausse ».

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