Confinement oblige : pas de départ en vacances pour les Français

L’interdiction de voyager due au confinement a poussé les Français à rester chez eux pour ce premier weekend de vacances de Pâques. En cas de départ, ils font face à des amendes de 135 euros par adulte présent dans la voiture.

Le Ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, avait prévenu : il y aurait une tolérance zéro pour ceux qui profiteraient des vacances scolaires de Pâques pour prendre leur voiture en plein confinement. « Notre objectif est de dissuader les départs en vacances, avec des contrôles renforcés au départ des grandes villes, dans les gares, sur les routes et dans les lieux touristiques », avait-il déclaré au Parisien.

Embouteillages ? Non, contrôles routiers

Aux portes des grandes villes, comme sur les péages autoroutiers, les gendarmes font donc barrage. Contrôle systématique des véhicules et des raisons de prendre la route. Résultat : des embouteillages importants d’après les journalistes sur place.

Pourtant, aucun embouteillage n’est à signaler sur les différents indicateurs :

les routes parisiennes le vendredi 3 avril
état du trafic vendredi 3 avril

Ce contraste saisissant laisse donc penser que ce sont uniquement les contrôles des gendarmes qui provoquent les embouteillages. Le nombre de voitures au départ reste relativement réduit. Christophe Castaner a lui-même indiqué en fin de journée de vendredi que les Français avaient joué le jeu jusque là : « 426 430 contrôles ont été faits sur le territoire national. Le nombre de verbalisations n’est pas plus élevé qu’à l’accoutumé. Ce qui peut être le signe que les Français ont compris qu’il n’y a pas de vacances pour le virus », a-t-il déclaré.

Des Français prêts à tout pour partir

Pour autant, s’il est encore trop tôt pour connaître le nombre de verbalisations, certains Français ont bien tenté de forcer le départ en vacances, malgré les contrôles.

Le Parisien rapporte également quelques cas de voyageurs fraudeurs. Dans la plupart des cas, il semblerait que ces départs sont essentiellement dus à des raisons familiales, dans des situations de gardes partagées, par exemple.

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